News Que fait la République Centrafricaine de sa nature ?

Le gouvernement de la RCA  a annoncé officiellement sa décision de devenir  un Etat membre de l’UICN en adhérant à ses Statuts.

Source Journal Le Démocrate n° 2479 du 25 Mai 2011-06-03
Release date 09/06/2011
Contributor Christophe NDARATA MASSANGUET

Le gouvernement de la RCA  a annoncé officiellement sa décision de devenir  un Etat membre de l’UICN en adhérant à ses Statuts. Le Ministère des Eaux , Forêts, Chasses et Pèches a été désigné par le gouvernement de la RCA comme point de contact chargé d’assurer la liaison avec le Secrétariat de l’UICN. L’UICN souhaite la bienvenue à la RCA dont la capitale est Bangui et qui doit son nom à sa position géographique au cœur  de l’Afrique où elle s’étend un vaste territoire de 622984Km2 traversée par de nombreux cours d’eau et abritant de grande étendue de forêts denses humide. La RCA est limitée au Nord par le Tchad, au Sud par les deux  Congo, à l’Est par le Soudan et à l’Ouest par le Cameroun. Selon les estimations de 2008, la population totale du pays serait de seulement 4,5 millions d’habitants soit une densité démographique moyenne extrêmement faible de quelques 7hbts/Km2. La langue officielle est le français, mais le pays compte plus de 80 ethnies parlant chacune une langue différente. Avec une nette domination du « sango » qui est la langue la plus parlée à l’échelle nationale. La RCA est situé à cheval sur deux grandes zones climatiques, sahélienne au nord et équatoriale au sud, de ce fait, ce pays dispose de quatre grands domaines floristique qui, du nord au sud, forment les steppes soudano-sahélienne. La savane boisée du Soudan, les régions boisées Soudano-guinéennes, et finalement les forêts équatoriales denses qui occupent  une position spéciale. Ces derniers abritent une faune riche, caractéristique des écosystèmes de la forêt du Bassin du Congo. Ainsi, le pays dispose de ressources naturelles variées, propices à des cultures diversifiées, à la pèche et à l’élevage. Le sous sol contient du diamant, de l’or, de l’uranium et divers autres minéraux. Bien que l’exploitation forestière figure parmi les sous-secteurs de l’économie les plus importants avec l’agriculture, et représente à elle seule 55% du produit intérieur brut (PIB), les autorités centrafricaines ont consenti des efforts  considérables en matière d’aménagement et de la protection des forêts.

Le Programme Afrique Centrale et Occidentale (PACO) de l’IUCN et la RCA ont signé un accord de siège le 02 Juin 2010 portant sur l’appui  à la mise en œuvre  de la politique forestière et environnementale de la RCA. Cet accord est le résultat de la capitalisation des interventions de l’IUCN-PACO dans l’aire protégée de Dzanga-Sangha à travers le projet « Paysages et Moyens d’Existence » (LLS) dans le Tri-National de la Sangha (TNS) pour lequel l’UICN a ouvert un bureau à Bayanga, ville située  dans le sud-ouest de la RCA. Il lie l’IUCN-PACO aux deux ministères en charge de la gestion durable des ressources naturelles, à savoir, le Ministère des Eaux, Forêts, Chasses et Pèches, et celui de l’Environnement et de l’Ecologie.

Par ailleurs, le Programme Régional pour l’Environnement en Afrique Centrale (CARPE), administré par l’IUCN, a appuyé l’exécution du Plan de Convergence de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale  (COMIFAC) à travers le Partenariat pour la Forêt du Bassin du Congo (PFBC) dans douze paysages de biodiversité unique repartis dans sept pays d’Afrique Centrale dont la RCA.

Se réjouissant de l’adhésion de la RCA en tant qu’Etat membre de l’UICN, le Professeur Aimé Joseph NIANOGO, Directeur régional de l’UICN-PACO a réitéré l’engagement de l’UICN a poursuivre la collaboration avec ce pays qui dispose de plusieurs  membres de la Commission de sauvegarde des espèces (CSE) de l’UICN pour la gestion durable des ressources naturelles et le bien être des populations. Car estime – t – il, « l’UICN a un rôle primordial à jouer dans ce pays qui regorge une diversité biologique remarquable et des potentialités en ressources naturelles essentielles pour les générations actuelles et futures ».

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