News Atelier du dialogue science politique sur l’adaptation aux changements climatiques dans les forêts du bassin du Congo : exemple de la RCA

Bangui, 10 juin 2011 (ACAP) - Le Ministre de l’Environnement et de l’Ecologie, François Naouéyama, a ouvert les travaux de l’atelier relatif au dialogue science-politique sur l’adaptation aux changements climatiques dans les forêts du bassin du Congo : exemple de la République Centrafricaine, jeudi 9 juin 2011, à Bangui.

Concerned URL http://www.acap-cf.info/
Source Agence Centrafrique Presse
Release date 21/06/2011
Contributor Christophe NDARATA MASSANGUET
Geographical coverage République Centrafricaine,
Keywords Biodiversité,environnement,changement climatique,forêts,bassin du congo,

Organisé par le Centre International de Recherche Forestières (CIFOR), en partenariat avec l’Université de Bangui, le dialogue science-politique sur l’adaptation aux changements climatiques dans les forêts du bassin du Congo vise à permettre au projet Forêts du Bassin de Congo et Adaptation aux Changements Climatiques ( COFCCA) et l’Université de Bangui de partager avec les politiques, les décideurs, les organisations multilatérales et bilatérales, les secteurs privés, les communautés rurales et les autres chercheurs, l’initiative d’adaptation aux changements climatiques en milieu forestier centrafricain.

Il est à souligner que le Projet COFCCA est mis en place par le CIFOR. Son objectif est de contribuer aux processus nationaux d’adaptation aux changements climatiques à travers le développement des stratégies axées sur la politique qui assurent l’utilisation des ressources forestière dans le bassin du Congo.

Le ministre de l’Environnement et de l’Ecologie a indiqué que le réchauffement de la température qui se traduit par la raréfaction des ressources naturelles, suivi d’autres fléaux, a des conséquences néfastes sur le développement socioéconomique et impose au gouvernement une approche de résolution notamment le renforcement d’adaptation aux changements climatiques.

« Ces mesures, a insisté le ministre Naoueyama, si elles ne sont pas mises en œuvre, les conséquences des changement climatiques affecterons dangereusement les secteurs comme la santé, l’agriculture, la pêche, les pratiques pastorales, les forêts pour l’énergie bois, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau, les herbes et les écorces matières premières pour la pharmacopée traditionnelle ».

« Nos pays se sont engagés depuis Copenhague 2009 et Cancun en 2010 dans des négociations internationales sur le climat en vue de maintenir la température du globe à au moins 2 degré Celsius. Il a ajouté qu’un ultime rendez-vous est pris à Durban en décembre 2011 afin de résoudre ce problème ».

Le membre du gouvernement a cependant déploré « qu’il y a très peu d’engouement en ce qui concerne les mesures relatives à l’adaptation et aux changements climatique afin de résoudre la vulnérabilité de nos populations ».

Pour sa part, le Recteur de l’Université de Bangui, le Professeur Gustave Bobossi Séréngbé, a signifié que les changements climatiques constituent le fardeau additionnel pour la forêt et il ne fait aucun doute que les moyens d’existence de la population dépendent fortement des secteurs sensibles aux climats.

Il a estimé que face aux effets néfastes du changement rapide des climats et vu la position géographique de la République Centrafricaine, la recherche occupe une place importante pour la compréhension de la vulnérabilité de la population.

C’est pour cette raison que l’Université ouvrira à la rentrée académique 2011-2012 un master en « Environnement et Développement durable », a-t-il annoncé. « En outre nous envisageons de doter notre Institution d’un Centre Universitaire de Recherche sur les changement climatiques », a complété Gustave Bobossi.

Cet atelier a regroupé les chercheurs, les représentants des ONG, des communautés indigènes ainsi que les étudiants de l’Université de Bangui.

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