HTML Document Difficultés de gestion des aires protégées en RCA

Release date 21/06/2006
Contributor Bob Konzi-Sarambo

Les 11% du territoire national  consacrés à la protection de la faune et de la flore démontrent la volonté des autorités nationales en faveur de la préservation du patrimoine naturel et biologique du pays. La création des aires protégées remonte en effet depuis l'époque coloniale et s'est poursuivie jusqu'aux années 1990.

 

Malgré cette volonté, la gestion des aires protégées du pays est confrontée à plusieurs problèmes parmi lesquels on peut citer :

  • le manque de moyens financiers, matériels et humains. A titre d'exemple, il faut signaler un faible ratio de garde forestier par rapport à la zone d'intervention  représentant pour l'ensemble des aires 1 garde pour 4257 km2 . Au niveau financier, compte tenu des multiples crises militaro-politiques, les ressources financières de l'État n'arrivent plus à couvrir les besoins relatifs à la bonne gestion des aires protégées. Les fonds obtenus par le biais de la coopération bilatérale ou multilatérale ne se limitent qu'à moins des 1/4 de l'ensembles des aires protégées;
  • l'insuffisance des connaissances et des bases de données scientifiques relatives aux ressources naturelles. En effet, il se pose un problème crucial d'expertises et d'infrastructures en matière d'identification et d'inventaire multi ressources au niveau des aires protégées du pays. Il faut noter une méconnaissance des ressources de la biodiversité du pays et donc ne facile pas assez la prise de décisions en faveur de l'exploitation et de l'utilisation durable des bio ressources du pays;
  • Une pression accrue sur la faune cynégétique, notamment en raison d'un braconnage (local et étranger) important ; et
  • l'absence d'une législation globale relative à l'environnement. les seules législations en vigueur concernent le code forestier, de la faune et  et celui relatif à l'exploitation minière. Par contre, les secteurs de l'eau, de la pêche et des ressources halieutiques en sont dépourvus.