HTML Document Ecosystèmes agricoles

Sur les 150.000 km2 soit 1500000 ha de terres à vocation agricole, seulement 7000 km2 sont cultivés chaque année. La superficie pâturable qui est de 160.000 km2 est également loin d'être utilisée en totalité. L'agriculture est concentrée dans la zone forestière du Sud-ouest, soumise aux pluies
tropicales, et dans les zones de savane du nord-est et du centre. Moins de 5 % de la superficie du pays est occupé par des exploitations agricoles de type familial et de petite taille soit 1,7 ha par ménage de 5 personnes en moyenne. Les cultures vivrières représentent 75 % des surfaces cultivées et sont souvent autoconsommées.

Release date 24/06/2011
Contributor Christophe NDARATA MASSANGUET
Geographical coverage République Centrafricaine
Keywords Biodiversité, environnement, écosystèmes, agriculture, espèces, végétation

Sur les 150.000 km2 soit 1500000 ha de terres à vocation agricole, seulement 7000 km2 sont cultivés chaque année. La superficie pâturable qui est de 160.000 km2 est également loin d'être utilisée en totalité. L'agriculture est concentrée dans la zone forestière du Sud-ouest, soumise aux pluies tropicales, et dans les zones de savane du nord-est et du centre. Moins de 5 % de la superficie du pays est occupé par des exploitations agricoles de type familial et de petite taille soit 1,7 ha par ménage de 5 personnes en moyenne. Les cultures vivrières représentent 75 % des surfaces cultivées et sont souvent autoconsommées.
On dispose de différentes cultures composées des plantes à racines et à tubercules (manioc, igname patate douce, taro et maccabo), et des céréales (maïs, riz, sorgho, mil, fonio, eulesine), des oléagineux (arachide, sésame, soja), associés au bananier et plantain, courges, et melons, etc. On note la présence des légumes et des fruitiers dont les superficies et la production sont mal connues.
Les semences sont constituées de variétés locales dont le choix et la conservation in situ ne sont pas bien maîtrisés ce qui les expose à une érosion génétique prononcée.
Le coton, le café, le tabac, le palmier à huile et la canne à sucre sont des cultures industrielles identifiées dans les différentes zones écologiques. La culture du tabac est en nette régression au cours de ces dernières décennies dans le pays.
La production végétale est dominée par les cultures vivrières (663 000 ha). Le manioc qui constitue l’aliment de base des populations occupe une part importante dans cette production. La production annuelle de cette culture en 2002 est de 562 000 tonnes et concerne 40 % des exploitations agricoles.
Viennent ensuite l'arachide et le maïs dont les productions s'élèvent respectivement à 122 000 et 10000 tonnes. Le sorgho, le mil, le sésame, le riz, les cultures maraîchères, l'igname, le taro, ou la banane plantain sont produits dans des quantités plus faibles et destinés essentiellement à
l'autoconsommation. Les performances de ces différentes spéculations sont généralement médiocres.
Les niveaux de rendement moyen sont de 3 tonnes/ha pour le manioc; 900 kg/ha pour le maïs et l’arachide; et 1,1 tonne pour le sorgho. Les productions sont destinées majoritairement à l’autoconsommation. Les spéculations maraîchères produites sont constituées d'une large gamme de
légumes dont la plupart proviennent des espèces améliorées : amarante, épinard, gombo, tomate, aubergine, oseille, piment, concombre, laitue, haricot vert, carotte, etc.).
L’élevage a connu un essor rapide favorisé par les importantes disponibilités en pâturage et en eau de la RCA, faisant de ce pays qui était importateur net de bétail au début des années 1970, un exportateur de bovins principalement vers le Congo, le Cameroun et le Nigeria. Cependant, il est dominé par un cheptel bovin transhumant, avec un effectif estimé en 2002/2003 à 3 348 000 têtes auquel il faut ajouter environ 150 000 bovins trypano-tolérants. Ce cheptel produit 98 % de la production de viande bovine et 100 % de la production laitière du pays. Les terres de pâturages et de parcours totalisent 16 millions d’hectares capables de supporter jusqu’à 5 millions de têtes de bovins sont loin d'être
pleinement exploités.
La production apicole est estimée a environ 6000 tonnes de miel commercialisées chaque année. Les activités apicoles ont été initiées dans les zones forestières du sud-ouest et aussi dans le nord du pays comme activité génératrice de revenus.